Interview de Christopher Juul-Jensen (Mitchelton-Scott), lauréat de l’étape
24. avril 2019

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Le Danois a dupé tout le peloton et a remporté la 4ème étape pluvieuse vers Gstaad de manière spectaculaire en solitaire devant les sprinters.

Tour de Suisse : C’était votre meilleure journée à vélo jusque-là – malgré la pluie ?
Christophe Juul-Jensen : Même avec la pluie ! (rires)
Pour quelqu’un qui a grandi en Irlande et qui vit au Danemark, la pluie fait partie de la vie – ça ne me dérange pas de conduire sous la pluie.
Ce fut donc sans aucun doute ma meilleure journée sous la pluie – et à vélo jusqu’à présent ! (rires)

TdS : Vous souvenez-vous bien de la 4e étape pluvieuse du Tour de Suisse 2018 ?
CJJ : Je me souviens très bien que j’ai gagné ! (rires)
Je veux dire que personne, moi y compris, n’aurait cru que le groupe de tête pourrait sauver l’avance à l’arrivée. Que cela ait quand même fonctionné, c’est incroyable !

TdS : Vous étiez dans le groupe des six premiers presque toute la journée. Quand avez-vous commencé à croire à la possibilité de passer et de gagner une étape ?
CJJ : Chaque fois que vous regardez une course cycliste à la télévision, le groupe de cas extrêmes est représenté dans neuf cas sur dix.
Sur les 150 km que j’ai passés en tête de la course, je pensais que cela suffirait pour les 80 derniers mètres.

TdS : Dans la montée vers Saanemöser, il y a eu plusieurs attaques du groupe de fuite, comment avez-vous vécu ces moments d’agitation ?
CJJ : Hm, je suis venu directement du Giro d’Italia. La plupart du temps, je suis en bonne forme après un aller-retour de 3 semaines – aussi étrange que cela puisse paraître – je suis en bonne forme.
Pendant la montée à Saanemöser, j’ai senti que je pouvais faire confiance à mon moteur diesel du Grand Tour. Quand les autres cavaliers ont lancé leurs attaques vives, j’ai gardé mon propre rythme.

TdS : Vous avez ensuite rattrapé Nans Peters (AG2R) à la sortie et avez pu prendre vos distances. A l’aéroport, il était encore proche, les sprinters en tête du peloton vous avaient en contact visuel. Comment s’est passé le dernier kilomètre à l’aéroport ?
CJJ : Je pense que ce qui a fait la différence, c’est que j’ai pu pousser ma puissance dans la descente aussi et que j’ai bien maîtrisé la descente humide. Je n’avais rien à perdre.
Les 3 derniers kilomètres ont été terribles ! Dès que vous avez tourné dans l’aéroport, vous avez pu voir tout le trajet. Et la route était non seulement ouverte mais aussi si large. Je n’avais nulle part où me cacher ! (rires)
Heureusement, mon directeur sportif m’a encouragé et motivé par le biais de la radio. Je me suis dit, donnez-vous à fond, il ne doit pas rester un seul watt en vous lorsque vous franchissez la ligne d’arrivée. Si cela suffit, c’est d’autant plus beau et sinon vous n’avez au moins rien à regretter !

TdS : Pour cela, il doit être encore plus beau de franchir la ligne d’arrivée en solitaire, non ?
CJJ : Oui exactement ! Et comme je ne gagne pas beaucoup de courses, j’ai fait toutes les poses que je rêvais de faire dans un triomphe, en une seule fois. (rires)

TdS : Pour quelle raison avez-vous essayé de faire partie du groupe d’évasion exactement sur la scène de Gstaad ?
CJJ : Pour Michi Albasini et moi, il était clair que si nous voulions essayer quelque chose, il fallait que ce soit dans une des premières étapes. Le matin avant la course, l’équipe nous a dit qu’il y aurait une journée humide et que nous devrions certainement avoir quelqu’un dans le groupe d’évasion.
Je me suis dit qu’il n’y avait pas de meilleur moyen de rester au chaud que de rouler dans le groupe des échappés. (rires)

TdS : Quel est votre planning pour la saison 2019, où vous concentrez-vous ?
CJJ : Ma première préoccupation est les classiques de printemps où je vais rouler pour l’équipe et qui sait, peut-être y aura-t-il une autre chance comme au Tour de Suisse ?

TdS : Quel triomphe rêvez-vous, quelle victoire aimeriez-vous ajouter à votre Palmeras ?
CJJ : Après une telle victoire, on a naturellement faim. Bien sûr, je rêve de répéter quelque chose comme à Gstaad au Tour de France.

TdS : Merci beaucoup Chris et bonne chance pour votre saison !

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