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02-06-2017

Une première pour les coureurs de handbike au Challenge TdS

Heinz Frei et une vingtaine d’athlètes de handbike de l’équipe Para-Racing prennent cette année le départ du Cornèrcard Cancellara Challenge. Nous avons interrogé Heinz Frei, LA légende du sport suisse en fauteuil roulant, sur ses expériences.

Heinz Frei, vous participez pour la première fois au Cornèrcard Cancellara Challenge avec votre équipe Para-Racing et vingt athlètes de handbike, quelques heures avant le contre-la-montre en prologue des professionnels du Tour de Suisse. Qu’est-ce qui vous a poussé à participer?

Concrètement, l’idée et la demande ont vu le jour l’année dernière, à la Swiss Cycling Night, lors d’une discussion avec Kurt Betschart. De manière générale, c’est toujours avec plaisir que nous participons à des courses aussi passionnantes. L’objectif est d’arriver à une meilleure intégration et de montrer toutes les possibilités du handbike.

Le contre-la-montre est une discipline de vitesse. Quelle vitesse atteignez-vous avec votre handbike?

Les meilleurs athlètes de handbike s’affrontent au contre-la-montre avec une vitesse moyenne de plus de 40 km/h. En principe, la distance parcourue est d’environ 20 kilomètres. Personnellement, cet hiver, je me suis fixé une performance de pointe au vélodrome de Granges, pour terminer l’entraînement de la saison en quelque sorte. Je voulais rouler aussi loin que possible en une heure. Résultat: 40,8 km.

En montée, nous sommes certes plus lents que des jambes ultra-musclées, mais nous pouvons à nouveau tenir le rythme en descente: mon tachymètre a déjà affiché des vitesses de pointe d’environ 100 km/h!

Comment un athlète de handbike chevronné s’en tire-t-il face à un coureur cycliste?

Nous pouvons tout à fait nous adonner à des courses d’entraînement communes. Les terrains relativement plats sont à notre avantage. Dès qu’il y a des pentes, les différences se font tout de même sentir. Cela ne veut pas dire pour autant que nous ne pouvons pas venir à bout de cols alpins vraiment difficiles!...

Avez-vous déjà étudié le parcours du Cornèrcard Cancellara Challenge? Si oui, quelles difficultés identifiez-vous?

Je ne connais pas encore le parcours, mais je compte bien l’étudier avant la course. Le choix du handbike, plutôt axé sur le terrain plat ou sur la montagne, peut être décisif.

L’idée de l’équipe Para-Racing est de permettre aux athlètes de handbike de bénéficier eux aussi d’un accompagnement optimal pour leurs courses. Vous disposez d’une infrastructure professionnelle, d’un camion, d’aménagements pour fauteuils roulants. Dans quelle mesure êtes-vous un précurseur, avec votre équipe, dans le domaine du sport en fauteuil roulant?

Nous sommes en terre inconnue. Ce qui prouve qu’avec des idées novatrices et du courage, le succès est à portée de main. Cela montre aussi que nous avons aujourd’hui enfin la chance de bénéficier de l’estime et de l’intérêt des cercles de sponsoring. C’est une belle évolution, surtout quand je pense à l’époque (que j’ai vécue) des pionniers du sport en fauteuil roulant!...

Quels sont les temps forts de la saison pour vous et votre équipe?

Ma motivation est toujours au top. Je suis en bonne santé et plein d’entrain, c’est l’idéal pour obtenir la sélection et la qualification aux championnats du monde en Afrique du Sud, cette année.

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