Portrait d’hiver 4/4 – Mathias Frank
19. février 2018

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La conclusion de notre série de portraits d’hiver est le plus grand espoir suisse de ces dernières années pour une victoire au classement général du Tour de Suisse ; Mathias Frank.

Tour de Suisse : Bientôt, ce sera la fin de la Hors saison, combien de temps avez-vous mis votre vélo dans un virage en automne ?
Mathias Frank: Le Hors saison a commencé cette année avec la naissance de ma fille à la mi-octobre. Je me suis entraînée jusqu’à la veille de l’accouchement. Ensuite, j’ai mis le vélo de côté pendant un mois et j’ai apprécié le temps passé en famille à la maison.

TdS: Cet hiver, il y a eu un peu plus de neige qu’auparavant – comment s’entraîner pendant les mois d’hiver ?
MF: A la mi-novembre, j’ai commencé à faire des activités polysportives ; j’ai fait de la course à pied, de la randonnée, du ski de fond, de la raquette ou j’ai été en salle de musculation.
En outre, j’ai maintenant acheté un vélo de cross. J’ai commencé à utiliser le vélo de route principalement à la mi-décembre dans le premier camp d’entraînement du sud.

TdS : Au cours de toutes ces années, avez-vous développé une astuce spéciale contre le gel des pieds ?
MF: Cela ressemble beaucoup plus à des chaussettes en mérinos épaisses et à une compresse ; on ne peut pas faire de bonnes sur-chaussures – j’ai surtout les mains froides.

TdS : Vous avez obtenu un renfort suisse pour la nouvelle saison avec Silvan Dillier à AG2R La Mondiale. Vous vous entraîniez souvent ensemble pendant l’hiver ?
MF: Oui, cet hiver nous nous sommes entraînés ensemble à Gran Canaria, en plus des camps d’entraînement des équipes.

TdS: Au Grand Tours vous êtes entre-temps l’un des plus importants assistants &amp ; compagnon de Romaine Bardet. Vous entraînez-vous aussi avec lui de temps en temps pendant l’hiver ?
MF : Oui, nous nous entraînons ensemble dans les camps d’entraînement. Ensuite, il y a des courses comme le Tirreno-Adriatico, où l’objectif est d’optimiser les processus et la coordination afin que nous travaillions bien ensemble dans le Tour de France.

TdS: Si vous vous battez pour une place dans le top 10 de la tournée pendant 3 semaines (avec succès), tirez-vous quelque chose du paysage que vous traversez chaque jour ? Ou bien vous concentrez-vous toute la journée uniquement sur les autres concurrents du GC ?
MF: Sur un Tour de France , on ne voit pas grand chose du paysage – les courses sont généralement très compétitives dès le départ. En plus de cela, il y a les nombreux spectateurs. Mais il y a d’autres races, plus petites, où l’on peut voir un peu du paysage de temps en temps. J’apprécie d’autant plus la nature dans les formations.

TdS: Est-il possible de préparer l’impression d’un Grand guide touristique ?
MF: Je pense que c’est aussi une question de talent ; tout le monde n’est pas né pour être un leader. Souvent, ce n’est pas l’aspect physique mais l’aspect mental qui fait la différence. Comme tout le reste, la force mentale peut bien sûr aussi être entraînée.

TdS: Alors, du calme avant la tempête ; quel est le plus beau métier d’un cycliste professionnel ?
MF: J’aime participer à des courses et faire partie d’une équipe avec des ambitions et poursuivre ces objectifs ensemble. Mais j’aime aussi l’entraînement quotidien pour être à l’extérieur dans la nature. Faire du vélo, c’est toujours ce que j’aime !

TdS: Après avoir perdu de justesse la victoire au classement général du Tour de Suisse à Rui Costa (2014), visez-vous la victoire au classement général cette année encore ?
MF : J’ai déjà suivi le Tour de Suisse quand j’étais enfant sur le bord de la route et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai été en contact avec le cyclisme. Participer moi-même au Tour de Suisse ou même le gagner est un rêve d’enfant. Par deux fois, j’étais proche et je voudrais gagner la tournée devant mon public, mes amis et ma famille dans les années qui restent et pouvoir la compter à mes palmeras.

TdS: À quoi travaillez-vous actuellement – quel est votre objectif pour la première saison 2018 ?
MF:Le Tour de Romandie sera certainement la première course où je poursuis mes propres objectifs. Puis le Tour de Suisse, mon moment fort personnel de la saison où j’aimerais me battre pour la victoire.

TdS: Nous vous souhaitons donc une bonne préparation et nous réjouissons de faire avec vous un Tour de Suisse passionnant.

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