Série hivernale 1/4 – Le leader sportif
28. novembre 2018

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Portrait de Rik Verbrugghe, directeur sportif de l’équipe Bahrain-Merida

Tour de Suisse: La saison est terminée. Rétrospectivement, quel a été le moment fort de votre saison en tant que directeur sportif ?
Rik Verbrugghe: Le point culminant de la saison n’a pas été, comme beaucoup le supposent, la victoire de Nibali dans la course Milan-Sanremo, mais sa chute dans l’étape de l’Alp d’Huez du Tour de France. Ce fut un moment tragique et impressionnant. Nous avons dû réorganiser toute l’équipe afin d’obtenir de bons résultats pour le reste de la tournée. À mon avis, ce fut un véritable tournant.

TdS: Pouvez-vous décrire brièvement la fonction d’un directeur sportif ?
RV : Décrire la fonction d’un directeur sportif en général n’est pas si facile. Bien sûr, elle comporte un volet logistique, surtout avant une course. Le jour même de la course, vous êtes responsable de la planification tactique avec l’équipe et de l’organisation du personnel. Si vous êtes assis dans la voiture au départ de la course, la majeure partie du travail est déjà faite.
Désormais, seuls des ajustements mineurs peuvent être apportés aux tactiques et aux instructions.
Après la course, il y a encore des choses à faire sur le plan logistique, comme le transport de retour ou vers la prochaine étape.

TdS: Quelles sont vos principales tâches au sein de l’équipe du Tour de Suisse ?
RV: Dans une course par étapes, qui peut toujours être caractérisée par des hauts et des bas, l’attitude mentale du coureur est l’un des aspects les plus importants pour un dirigeant sportif.
La tâche principale consiste à préparer la prochaine étape. Vous vérifiez le parcours de la prochaine étape, vous pensez aux coureurs des autres équipes qui pourraient jouer un rôle important dans la course et à la tactique des autres équipes. Vous élaborez donc une tactique pour votre propre pilote clé et toute l’équipe et vous planifiez la course avec soin.
Je pense que le travail principal d’un directeur sportif se fait à l’approche de la course.

TdS: Récemment, on a beaucoup parlé de l’interdiction des compteurs d’énergie et des radios pendant les courses. Quelle est l’importance de ces éléments et considérez-vous personnellement qu’une interdiction est utile ?
RV: Je pense que c’est une bonne idée d’interdire les powermeters pendant la course. Cela affecterait certainement certains pilotes et certaines équipes.
Je suis également favorable à une interdiction de la radio pendant les courses, car les courses pourraient devenir plus intéressantes de cette manière. Mais je suis d’avis que le capitaine de chaque équipe (capitaine de route) devrait continuer à avoir la radio. Cela permettrait d’accroître la sécurité dans la course. S’il n’y a pas de radio du tout, les véhicules des équipes (directeurs sportifs) devraient se rendre au premier pilote de l’équipe dans le peloton qu’ils trouvent, ce qui rendrait la course plus dangereuse.
Si seulement le capitaine disposait d’une radio, lui et tout l’équipage joueraient un rôle plus important.

TdS: Nous sommes maintenant hors saison. Pour les pilotes et l’équipe, la nouvelle saison commence lentement mais sûrement. Comment soutenez-vous les pilotes et l’équipe pendant cette période ?
RV: Vous savez, nous avons trois à quatre entraîneurs/entraîneurs, quatre à cinq directeurs sportifs et la saison prochaine 25 conducteurs. Les équipes individuelles sont organisées en petits groupes de cinq à six coureurs, plus un entraîneur/coach et un directeur sportif. En hiver, nous restons en contact avec les chauffeurs. Les entraîneurs/formateurs planifient la formation des conducteurs.
Chaque pilote est différent et a un plan de course individuel. Certains conducteurs doivent suivre une formation spéciale en hiver. Et cela diffère d’un conducteur à l’autre. Mais le plus important à la fin de l’année est de collecter le kilométrage pour la prochaine saison.
En décembre, nous participerons à un camp d’entraînement de dix jours en Croatie. Là, les cavaliers ne vont pas seulement s’entraîner à l’endurance, mais aussi discuter avec les entraîneurs et les directeurs sportifs. Une bonne occasion de parler de l’organisation des courses et du calendrier des courses. Et pour essayer de planifier toute l’année. La planification de la saison et la détermination de la ligne d’arrivée de chaque pilote est un véritable défi et un moment crucial de l’année.

TdS: Merci, Rik, et bonne chance pour la nouvelle saison !

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